Agenda de Mayotte 2011...
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Agenda de Mayotte 2011
...agenda d’août 2010 à janvier 2012 Couv. ouverte (recto/verso et tranche) : projet (peut être modifiée) Photographies : Bruno Marie Genre : Agenda thématique « Magie du lagon de Mayotte » Collection : Agenda de Mayotte Nombre de pages : 272 + Couv. Integra (souple) Impression : Quadri Format fermé : 18 x 24 cm (à la française) Date de parution : Septembre 2010 ISBN-13 : 978-2-9083-0103-8 ISBN-10 : 2-908301-03-2 € 18.00
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L’île de Mayotte, bien nommée « l’île au lagon »...

L’île de
Mayotte possède un patrimoine marin exceptionnel à bien des égards.
Outre sa richesse naturelle avérée, le lagon, cette partie abritée
des caprices de l’océan, accueille de nombreuses activités
professionnelles et de loisirs, notamment la plongée sous-marine et
les promenades aquatiques en palmes-masque-tuba, ou les ballades en
bateau à la découverte de la faune aquatique (dauphin, baleines),
etc.
Le lagon de Mayotte est par ailleurs parsemé d’îlots magniques,
porteurs, pour certains, de légendes savoureuses. Ces îlots
ponctuent les côtes et donnent souvent aux baies qui les abritent
leur visage caractéristique, comme l’îlot pointu de Sada dont la
silhouette, vue du ciel (photo ci-dessus), rappelle sans équivoque
celle d’un singe, celui de Caroni au fond de la baie de Bouéni,
ceux de Bambo ou Bandrélé, lieux prisés des touristes, ou l’île
blanche de Longoni avec son prol de sous-marin, l’îlot d’Handréma
où vivent des chèvres redevenues sauvages ou encore l’incroyable
îlot de sable corallien, ou “Mtsanga Tsohole”, étincelant de
blacheur qui se trouve à la pointe sud-est de la
Grande-Terre.
Des plages aussi... Encore vierges de constructions, aux sables
très divers et dont le genre de couleurs évoque tous les stades de
décomposition des roches volcaniques et des blocs coralliens :
sable sombre à Mstamoudou, blond à N’gouja, orangé à Longoni, blanc
sur de nombreux îlots, plages ou l’on rencontre notamment les
tortues marines...
Les mangroves enn... Ces forêts extraordinaires ayant les pieds
dans l’océan. Considérées comme hostiles et insalubres, elles sont
pourtant des écosystèmes riches et exceptionnels qu’il faut
découvrir et protéger.
Le lagon constitue une ressource essentielle au développement
socio-économique de l’île. La tendance actuelle tend à renforcer
conjointement l’accès aux activités de loisirs pour les résidants
et les perspectives écotouristiques tournées vers la valorisation
du lagon de Mayotte dans une perspective de développement durable
du patrimoine.
Notre agenda comportera, comme chaque année, de nombreuses
informations : photographies en double page, cartes et plans,
numéros utiles, horaires des marées au jour le jour, fériés, fêtes
légales et musulmanes, dates des vacances scolaires, calendrier
planning 2011 et 2012, calendrier lunaire 2011 et 2012, etc., plus
quelques surprises et nouveautés.
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Quelques thèmes abordés...
Le grand lagon fermé

Le mot
lagon suggère souvent l’image des atolls coralliens de Polynésie –
c’est également le type de l’îlot d’Europa dans le canal de
Mozambique – qui enferment des eaux peu profondes en leur cœur, à
la façon d’une couronne.
Rien de tel avec le lagon de Mayotte qui est une
véritable mer, profonde en moyenne de trente à quarante mètres, et
qui se développe entre les côtes de la Grande-Terre et la barrière
corallienne quelquefois distante de plusieurs kilomètres avec, dans
le Sud, une double barrière très originale.
Qu’il s’agisse des récifs coralliens frangeants (au tombant de la
plupart des plages de l’île), de la grande barrière extérieure, ou
encore des blocs de corail isolés dans le lagon, que les plongeurs
appellent patates, toute cette architecture madréporique complexe
et luxuriante abrite une vie animale et végétale intense.
C’est le domaine des poissons sédentaires, tels que le mérou, le
perroquet, le poisson-clown, le scalaire ou encore les lutjans, que
chassent les barracudas en bandes ou les carangues voraces. C’est
aussi le terrain d’une foule d’anémones, d’étoiles de mer ou de
limaces de mer. Leurs ondulations et celles des poissons au milieu
des coraux multicolores ou sur fond de sable blanc offrent un
spectacle féerique. Les plongeurs ont l’impression d’évoluer dans
le plus grand aquarium du monde, et le plus riche.
À une époque de glaciation, les rivières mahoraises qui cheminaient
sur l’actuel fond du lagon ont ouvert avec leurs méandres des
passes dans la barrière corallienne. Elles sont encore empruntées
par les bateaux.
Le lagon de Mayotte, qui accueille déjà trois réserves, devrait
devenir prochainement un parc naturel dans son intégralité.
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Paradis pour plongeurs

Qu’ils
soient accueillis dans des hôtels traditionnels ou dans des
chambres d’hôtes ou encore chez des amis, les visiteurs de Mayotte
sont tous éblouis par la richesse des fonds sous-marins et par
l’extraordinaire potentiel touristique encore peu exploité qu’offre
le lagon mahorais aux amateurs de plongée.
Avec la grande barrière australienne et la Mer
Rouge, Mayotte s’inscrit au rang des sites mondiaux les plus
réputés pour la plongée.
Chasseurs s’abstenir ! La chasse sous-marine est en effet
strictement interdite dans le lagon. Du reste les vrais amateurs de
sensations sportives préfèrent aller au large pour affronter les
gros thons, les espadons, voire les requins. Ils rejoignent ainsi,
dans le grand bleu, les spécialistes de pêches sportives qui
traquent le voilier ou le marlin légendaire.
Mais le lagon réserve d’autres plaisirs bien encadrés par les clubs
spécialisés dans l’accueil des plongeurs. Le débutant découvrira
des spectacles féeriques dès le tombant du platier qui borde la
plage de son hôtel. Le plongeur plus expérimenté pourra s’ébattre
pendant des heures, en apnée ou avec des bouteilles d’air, dans les
grandes passes ou sur le tombant extérieure de la barrière, là où
déjà les grandes fosses marines et leurs mystères abyssaux se
laissent deviner.
Pour la sécurité, il est recommandé de plonger plutôt en club ou
avec les professionnels des différends hôtels. Mayotte est, de
surcroît, équipé d’un caisson hyperbare qui rassure les
plongeurs.
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Plages encore vierges

Le
littoral mahorais et les îlots du lagon sont encore très préservés.
On y trouve de nombreuses plages vierges de toute construction et
de toute autre implantation humaine autre que l’agriculture de
proximité.
Les villages
de Mayotte sont en effet organisés selon un grégarisme très
rigoureux autour de leurs mosquées et de leurs anciens points
d’eau. Les Mahorais ne construisent que très rarement en dehors de
ces quelque 70 villages qui concentrent toute la vie sociale
traditionnelle.
Il en résulte que les espaces naturels, plages, mangroves, forêts,
montagnes, sont préservés des effets négatifs du
développement.
Mayotte propose à ses visiteurs et à ses résidents une grande
variété de plages aux sables très divers et dont le genre de
couleurs évoque tous les stades de décomposition des roches
volcaniques et des blocs coralliens : sable sombre comme à
Mtsamoudou (litt. Sable noir), blond comme à N’gouja, orangé comme
à Longoni ou blanc sur de nombreux îlots. Il est d’ailleurs
strictement interdit de construire sur les îlots qui offrent donc
des possibilités de bivouac à la Robinson.
Entre les plus grandes plages, souvent fréquentées en saison sèche
pour les pique-niques collectifs qui caractérisent cette période
festive, le littoral mahorais présente des mangroves, forêts de
palétuviers les pieds dans l’eau, dont les plus grands, celle de
Chirongui au Sud-Est et celle de Dzoumogne au Nord-Est constituent
de véritables nurseries pour toutes les espèces animales du lagon
et d’authentiques filtres protégeant les eaux mahoraises des
apports de terre ou de différents rejets modernes.
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Mammifères marins

Mayotte est un lieu privilégié
d’observation des baleines à bosses qui fréquentent nos eaux
territoriales, de juin à octobre, et même l’intérieur du lagon qui
leur sert en quelque sorte de nursery.
En effet, pendant l’hiver austral, les baleines
mettent bas leur unique baleineau et l’entraînent dans les eaux
chaudes de la zone tropicale pour lui enseigner les règles de la
survie en mer. Les jeux des baleineaux sautant hors de l’eau et les
évolutions gracieuses de leurs mères, dont les plongées et les jets
d’eau sont autant de figures admirables, offrent aux promeneurs du
lagon un spectacle rare.
Les baleines sont strictement protégées. Il est recommandé de ne
pas trop les approcher et de ne le faire qu’en compagnie de
personnes expérimentées.
Lus fréquents pendant toute l’année, à l’intérieur et à l’extérieur
du lagon, les dauphins dont de nombreuses espèces patrouillent dans
les eaux mahoraises offrent eux aussi aux amateurs d’image d’une
nature intacte, ballets, courses, jeux et familiarités.
Les siréniens sont beaucoup plus rares et on n’aperçoit que de loin
en loin le mystérieux dugong, variété de lamantin, broutant sur les
platiers coralliens ou dans les passes de la barrière.
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Rencontres de plages

À la jonction des terres et du lagon,
les plages et les mangroves ont leurs visiteurs spécifiques.
Les tortues marines, qu’elles soient vertes ou imbriquées, ont pris
l’habitude immémoriale de pondre sur nombre de plages mahoraises,
la nuit à marée montante, et d’y revenir de génération en
génération. Dans certains lieux privilégiés tels que la plage de
l’Hôtel « Jardin Maoré » à N’gouja ou celle de Saziley,
elles se sont même sédentarisées pour le plus grand plaisir des
baigneurs. Les tortues sont rigoureusement protégées et il est
strictement interdit de contrarier de quelque façon leur évolution
dans le lagon ou aux abords des plages, leur ponte ou l’éclosion,
spectaculaire, de leurs centaines d’œufs un mois après la
ponte.
Les hérons (cendré, à des verts, crabiers ou garde-bœuf) sont
également familiers des plages mahoraises ou de quelques retenues
d’eau de Grande-Terre. Leur grâce hiératique en fait de
remarquables sujets d’observation. Sur les plages, ils disputent
leur nourriture à la corneille à mantelet, autrement appelée
corbeau pie, qui va en groupes coassants.
Est-on dans le monde des poissons ou dans celui des lézards quand
on rencontre, sur les rochers littoraux ou dans les mangroves, le
ptériophtalme ou perche marcheuse, cet étrange petit poisson qui ne
peut demeurer dans l’eau et à besoin d’air libre ?
Autre habitant de la mangrove, le crabe de palétuvier à la chair
aussi succulente que sa pince est redoutable. En revanche, on ne
mange pas les crabes de cocotier qui pullule dans ses terriers à
l’abord des plages. Si la langouste est devenue rare sur les plages
coralliennes de Mayotte, on pourra encore se délecter des huîtres
de palétuviers, petites mais délicieuses.
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